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Orthodontie linguale

Orthodontie linguale

L’orthodontie linguale est née dans les années 1970, sous l’impulsion des Docteurs Fujita au Japon et Kurtz aux États-Unis. Il s’agit d’une approche palliative qui consiste en l’apposition d’attaches orthodontiques sur la face interne des dents — c’est-à-dire derrière elles et non devant — du côté de la langue. Hormis l’aspect discret et invisible allié à une durée de traitement prolongée — outre de requérir une habileté pointue de la part du praticien en raison de spécificités techniques plus complexes inhérentes au processus —, les principes en restent cependant les mêmes que le parcours classique où les mêmes attaches sont traditionnellement positionnées sur les faces externes, dite vestibulaires.

Risques

Les forces exercées doivent être douces et constantes. Des forces trop brusques, pulsions linguales et mouvement de va-et-vient entre autres associées à la physiologie propre au patient peuvent entrainer des problèmes : récessions parodontales, et résorptions radiculaires, (destruction de la racine de la dent), à ne pas confondre avec les rhyzalyzes qui correspondent à la résorption naturelle des dents de lait).

Les attaches collées sur les dents rendent l’hygiène bucco-dentaire plus difficile. Lorsqu’elle est insuffisante, des déminéralisations d’une couleur blanc crayeux (appelées « white spots »), puis marron suivies d’une cavitation (lésion carieuse, à soigner), apparaissent rapidement. Lors de la dépose, des fragments d’émail peuvent être arrachés (surtout avec les brackets en céramique blanche), la surface dentaire peut rester marquée, poreuse. Avant de débuter tout traitement orthodontique, la cavité buccale doit être saine : les caries ainsi que les problèmes parodontaux doivent être traités.

Le problème majeur en fin de traitement est le maintien des dents dans leur nouvel emplacement thérapeutique appelé contention. La pose d’appareil spécifique (fils collés, plaque de contention, positionneur) durant une longue durée est la seule manière de conserver une position esthétique optimale des dents.

En présence d’une déglutition salivaire atypique persistante (car non corrigée ou trop tard) et d’une manière générale lorsque l’équilibre musculaire oral dont la langue est le pivot central n’a pas été pris en compte, les dents tendent à revenir sur leur place originelle d’avant le traitement ODF. C’est la récidive orthodontique. Pour éviter un tel échec, le patient peut consulter un orthophoniste qui vérifiera la déglutition et la rééduquera si nécessaire par myothérapie fonctionnelle.

Formation professionnelle

En France, l’orthodontie est essentiellement pratiquée par des chirurgiens-dentistes spécialistes en orthopédie dento-faciale, ce qui correspond à trois ans de spécialisation (internat) à temps plein en orthodontie par le biais du Diplôme d’études spécialisées d’orthopédie dento-faciale (DESODF), depuis 2012, qui a remplacé le Certificat d’Études Clinique Spéciales-Mention Orthodontie (CECSMO) ancienne voie de la spécialisation depuis 1981. Elle peut être également pratiquée par des chirurgiens-dentistes non spécialistes ou des médecins stomatologistes ou des chirurgiens maxillo-faciaux titulaires d’un Diplôme Universitaire (DU) ou Diplôme d’Études Spécialisées Complémentaires (DESC) correspondant.

En Suisse, l’orthodontie est essentiellement pratiquée par des médecins-dentistes spécialistes en orthopédie dento-faciale (cinq ans d’études en médecine dentaire, au minimum une année de pratique privée générale puis quatre ans de spécialisation à temps complet en orthodontie ainsi que la réussite d’un examen de spécialiste organisé par la Société Suisse d’Orthodontie Dento-Faciale), mais peut l’être également par des médecins-dentistes non spécialistes.

Remboursement

L’assurance maladie en France rembourse le traitement d’orthodontie pour les enfants à hauteur de 100 % du tarif de convention soit 193,50 euros par semestre jusqu’à seize ans.

L’assurance maladie en Suisse, l’assurance maladie de base ne rembourse que certains cas graves bien précis. L’acquisition d’une assurance complémentaire dentaire bien avant l’apparition des dents définitives (4 ans) est donc vivement recommandée. Le taux de remboursement de ces assurances est très variable et peut être limité à un montant total pour tout le traitement et/ou à un montant maximal par année.

En Belgique, la sécurité sociale rembourse 800 euros sur tout traitement de maximum 36 mois, à condition d’avoir obtenu l’accord du médecin-conseil avant l’âge de 15 ans.

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